ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

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ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 13:21

ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

G(gratouille as)
Et MERCi Gratouille pour ce possible débat
""ce cavalier qui marchait d'un si bon pas"" (A)
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Merry_Prankster » 10 Nov 2019, 15:13

gratouille a écrit:...
On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

G(gratouille as)
Et MERCi Gratouille pour ce possible débat

A ne pas confondre avec musophobie...
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 16:44

Merry_Prankster a écrit:
gratouille a écrit:...
On pourrait donc faire “musuphobie”?
:

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

G(gratouille as)
Et MERCi Gratouille pour ce possible débat

A ne pas confondre avec musophobie...

wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
VU sur BFM (ilfaut toujours regarder BFM : UNE DAME PORTANT UNE PETITE PANCARTE :

"" L'ISLAMOPHOBIE N'EST PAS UNE OPINION ""
G (gratouille as)
cela ne dit rien à personne ??????
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Rivette » 10 Nov 2019, 17:14

L'islamophobie est la crainte déraisonnable de tout ce qui appartient au monde musulman, religion, culture, société, individus.
Terme hypocrite? Peut-être pas le terme mais la crainte.
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ceux qui trouvent que Rey est un cuistre

Messagepar candidus » 10 Nov 2019, 17:35

gratouille a écrit:pour ce possible débat


pas question

1- Alain Rey est un imposteur qui est linguiste comme ma laitière est nourrice
2- Si l'on commence par observer que "phobie" c'est la peur, et "anti" c'est la lutte contre, alors la première et la seule sottise est de confondre ceux qui ont peur du noir avec ceux qui rentrent dedans

dites antimusulman comme vous dites antisémite et discutaillez avec votre Pancarte pour savoir si c'est des opinions ou des délits
et avec le Professeur Coué pour déterminer si l'agoraphobie ou la claustrophobie ou l'islamophobie sont des maladies ou des affections
j'ai connu un agoraphobe et je peux vous certifier que ça n'était pas une opinion

et la peur du candi raton ?
Dernière édition par candidus le 10 Nov 2019, 17:44, édité 1 fois.
car j'ai vu trop souvent la pitié s'égarer
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 17:42

gratouille a écrit:ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

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wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Je n'ai pas bien compris ce qu'il y a d'hypocrite dans le Terme d'Islamophobie . Un sujet parlant (ou un locuteur quelconque c'est la même chose ) choisi certains termes et en exclue d'autres en parlant , qu'il maitrise plus ou moins bien la langue (ici le français) . Bref toute parole est choix de mots ce n'est tout de même pas à Alain REy que l'on va
apprendre cette vérité linguistique élémentaire avec la contrainte qu'impose la syntaxe , cette contrainte respectée , il y a choix . Le terme islamophobie choisi , question : POURQUOI ???? Il y a un terme très ""simple"" qui a été écarté celui de racisme , pourquoi ???? Que le RACISME avec ou sans majuscule racisme ait une quelconque justification ou pas ; Ma question encore plus simple pourquoi la dénonciation du racisme ne convient pas ?? Réponse faiblarde , parce que le racisme n'a pas de fondement scientifique . Mais quand on dénonce une idée ce n'est pas au nom de sa plus ou moins grande valeur scientifique , c'est au nom d'un principe .
Il est manifeste qu'un enfant ou un vieillard est plus faible (physiquement ou moralement qu'un adulte , éduqué . Mais c'est un principe général qu'on ne bâtit pas une société
sur l'abus de la force , question de droit , non de fait ...
Alors ???? On progresse ????
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trop fastoche de démantibuler des sottises

Messagepar candidus » 10 Nov 2019, 17:48

gratouille a écrit: Je n'ai pas bien compris ce qu'il y a d'hypocrite dans le Terme d'Islamophobie .


complément à ma précédente réponse : je suis ravi que vous n'ayez rien compris aux propos insensés de Rey l'imposteur
car j'ai vu trop souvent la pitié s'égarer
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 17:49

gratouille a écrit:
gratouille a écrit:ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

G(gratouille as)
Et MERCi Gratouille pour ce possible débat

wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Je n'ai pas bien compris ce qu'il y a d'hypocrite dans le Terme d'Islamophobie . Un sujet parlant (ou un locuteur quelconque c'est la même chose ) choisi certains termes et en exclut d'autres en parlant , qu'il maitrise plus ou moins bien la langue (ici le français) . Bref toute parole est choix de mots ce n'est tout de même pas à Alain REy que l'on va
apprendre cette vérité linguistique élémentaire avec la contrainte qu'impose la syntaxe , cette contrainte respectée , il y a choix . Le terme islamophobie choisi , question : POURQUOI ???? Il y a un terme très ""simple"" qui a été écarté celui de racisme , pourquoi ???? Que le RACISME avec ou sans majuscule racisme ait une quelconque justification ou pas ; Ma question encore plus simple pourquoi la dénonciation du racisme ne convient pas ?? Réponse faiblarde , parce que le racisme n'a pas de fondement scientifique . Mais quand on dénonce une idée ce n'est pas au nom de sa plus ou moins grande valeur scientifique , c'est au nom d'un principe .
Il est manifeste qu'un enfant ou un vieillard est plus faible (physiquement ou moralement qu'un adulte , éduqué . Mais c'est un principe général qu'on ne bâtit pas une société
sur l'abus de la force , question de droit , non de fait ...
Alors ???? On progresse ????
Toute dénonciation du racisme serait universaliste ce qui manifestement n'intéressent pas les promoteurs de ce pseudo concept Volà ce qui est déjà exclu par le choix de mot
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 17:53

gratouille a écrit:
gratouille a écrit:ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

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wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Je n'ai pas bien compris ce qu'il y a d'hypocrite dans le Terme d'Islamophobie . Un sujet parlant (ou un locuteur quelconque c'est la même chose ) choisi certains termes et en exclue d'autres en parlant , qu'il maitrise plus ou moins bien la langue (ici le français) . Bref toute parole est choix de mots ce n'est tout de même pas à Alain REy que l'on va
apprendre cette vérité linguistique élémentaire avec la contrainte qu'impose la syntaxe , cette contrainte respectée , il y a choix . Le terme islamophobie choisi , question : POURQUOI ???? Il y a un terme très ""simple"" qui a été écarté celui de racisme , pourquoi ???? Que le RACISME avec ou sans majuscule racisme ait une quelconque justification ou pas ; Ma question encore plus simple pourquoi la dénonciation du racisme ne convient pas ?? Réponse faiblarde , parce que le racisme n'a pas de fondement scientifique . Mais quand on dénonce une idée ce n'est pas au nom de sa plus ou moins grande valeur scientifique , c'est au nom d'un principe .
Il est manifeste qu'un enfant ou un vieillard est plus faible (physiquement ou moralement qu'un adulte , éduqué . Mais c'est un principe général qu'on ne bâtit pas une société
sur l'abus de la force , question de droit , non de fait ...
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 17:55

gratouille a écrit:
gratouille a écrit:
gratouille a écrit:ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

G(gratouille as)
Et MERCi Gratouille pour ce possible débat

wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Je n'ai pas bien compris ce qu'il y a d'hypocrite dans le Terme d'Islamophobie . Un sujet parlant (ou un locuteur quelconque c'est la même chose ) choisi certains termes et en exclut d'autres en parlant , qu'il maitrise plus ou moins bien la langue (ici le français) . Bref toute parole est choix de mots ce n'est tout de même pas à Alain REy que l'on va
apprendre cette vérité linguistique élémentaire avec la contrainte qu'impose la syntaxe , cette contrainte respectée , il y a choix . Le terme islamophobie choisi , question : POURQUOI ???? Il y a un terme très ""simple"" qui a été écarté celui de racisme , pourquoi ???? Que le RACISME avec ou sans majuscule racisme ait une quelconque justification ou pas ; Ma question encore plus simple pourquoi la dénonciation du racisme ne convient pas ?? Réponse faiblarde , parce que le racisme n'a pas de fondement scientifique . Mais quand on dénonce une idée ce n'est pas au nom de sa plus ou moins grande valeur scientifique , c'est au nom d'un principe .
Il est manifeste qu'un enfant ou un vieillard est plus faible (physiquement ou moralement qu'un adulte , éduqué . Mais c'est un principe général qu'on ne bâtit pas une société
sur l'abus de la force , question de droit , non de fait ...
Alors ???? On progresse ????
Toute dénonciation du racisme serait universaliste ce qui manifestement n'intéressent pas les promoteurs de ce pseudo concept Volà ce qui est déjà exclu par le choix de mot
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 18:22

gratouille a écrit:
gratouille a écrit:
gratouille a écrit:
gratouille a écrit:ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

G(gratouille as)
Et MERCi Gratouille pour ce possible débat

wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Je n'ai pas bien compris ce qu'il y a d'hypocrite dans le Terme d'Islamophobie . Un sujet parlant (ou un locuteur quelconque c'est la même chose ) choisi certains termes et en exclut d'autres en parlant , qu'il maitrise plus ou moins bien la langue (ici le français) . Bref toute parole est choix de mots ce n'est tout de même pas à Alain REy que l'on va
apprendre cette vérité linguistique élémentaire avec la contrainte qu'impose la syntaxe , cette contrainte respectée , il y a choix . Le terme islamophobie choisi , question : POURQUOI ???? Il y a un terme très ""simple"" qui a été écarté celui de racisme , pourquoi ???? Que le RACISME avec ou sans majuscule racisme ait une quelconque justification ou pas ; Ma question encore plus simple pourquoi la dénonciation du racisme ne convient pas ?? Réponse faiblarde , parce que le racisme n'a pas de fondement scientifique . Mais quand on dénonce une idée ce n'est pas au nom de sa plus ou moins grande valeur scientifique , c'est au nom d'un principe .
Il est manifeste qu'un enfant ou un vieillard est plus faible (physiquement ou moralement qu'un adulte , éduqué . Mais c'est un principe général qu'on ne bâtit pas une société
sur l'abus de la force , question de droit , non de fait ...
Alors ???? On progresse ????
Toute dénonciation du racisme serait universaliste ce qui manifestement n'intéressent pas les promoteurs de ce pseudo concept Volà ce qui est déjà exclu par le choix de mot
G (gratouille as)

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EVOLUTION DE MELENCHON
en Nov 2015
""Novembre 2015 : « Je conteste le terme d'islamophobie »

Une semaine après les attentats du 13-Novembre, à Paris, Jean-Luc Mélenchon lançait : « Je conteste le terme d'islamophobie, quoique je le comprenne. Ce sont les musulmans qui pensent qu'on leur en veut parce qu'ils sont musulmans. Moi, je défends l'idée qu'on a le droit de ne pas aimer l'islam, on a le droit de ne pas aimer la religion catholique et que cela fait partie de nos libertés… »
http://www.leparisien.fr/politique/la-t ... 190327.php
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 10 Nov 2019, 18:38

gratouille a écrit:
gratouille a écrit:
gratouille a écrit:
gratouille a écrit:
gratouille a écrit:ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

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Je n'ai pas bien compris ce qu'il y a d'hypocrite dans le Terme d'Islamophobie . Un sujet parlant (ou un locuteur quelconque c'est la même chose ) choisi certains termes et en exclut d'autres en parlant , qu'il maitrise plus ou moins bien la langue (ici le français) . Bref toute parole est choix de mots ce n'est tout de même pas à Alain REy que l'on va
apprendre cette vérité linguistique élémentaire avec la contrainte qu'impose la syntaxe , cette contrainte respectée , il y a choix . Le terme islamophobie choisi , question : POURQUOI ???? Il y a un terme très ""simple"" qui a été écarté celui de racisme , pourquoi ???? Que le RACISME avec ou sans majuscule racisme ait une quelconque justification ou pas ; Ma question encore plus simple pourquoi la dénonciation du racisme ne convient pas ?? Réponse faiblarde , parce que le racisme n'a pas de fondement scientifique . Mais quand on dénonce une idée ce n'est pas au nom de sa plus ou moins grande valeur scientifique , c'est au nom d'un principe .
Il est manifeste qu'un enfant ou un vieillard est plus faible (physiquement ou moralement qu'un adulte , éduqué . Mais c'est un principe général qu'on ne bâtit pas une société
sur l'abus de la force , question de droit , non de fait ...
Alors ???? On progresse ????
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""Novembre 2015 : « Je conteste le terme d'islamophobie »

Une semaine après les attentats du 13-Novembre, à Paris, Jean-Luc Mélenchon lançait : « Je conteste le terme d'islamophobie, quoique je le comprenne. Ce sont les musulmans qui pensent qu'on leur en veut parce qu'ils sont musulmans. Moi, je défends l'idée qu'on a le droit de ne pas aimer l'islam, on a le droit de ne pas aimer la religion catholique et que cela fait partie de nos libertés… »
http://www.leparisien.fr/politique/la-t ... 190327.php

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Pour Melenchon , croit-on savoir , quand on va à une Manif on s'occupe pas trop du Larousse (je retrouverais la citation exacte , mais l'esprit y est) . Melenchon a été PROF ' de français
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Rivette » 10 Nov 2019, 20:02

gratouille a écrit:ALAIN REY TROUVE LE TERME d'ISLAMOPHOBIE "" HYPOCRITE ""

Je livre son analyse à votre réflexion . Perso n'étant pas linguiste , je ne sais pas ce qu'est un terme ""hypocrite"" , mais je crois savoir ce que sont des faux concepts ou des pseudos concepts et celui-ci en est un .
Analyse d'Alain Rey dans Huttington .
https://www.huffingtonpost.fr/entry/le- ... 513883a141
a manifestation du 10 novembre contre "l'islamophobie" a suscité la polémique notamment en raison de son nom. Le linguiste Alain Rey explique pourquoi il est "hypocrite" quels que soient ceux qui l'utilisent.
Mosquée "La Duchère" à Lyon, novembre 2016

SOCIÉTÉ - Avant même de pouvoir compter les participants, la “manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a fait un flop. Car une grande partie des signataires politiques de l’appel publié dans Libération le 1er novembre ont finalement changé leur fusil d’épaules. Il y a eu l’argument “signer un appel à manifester ne veut pas dire d’aller manifester”, il y a eu “je ne veux pas défiler à côté de certains organisateurs” et il y a eu “le mot ‘islamophobie’ me pose problème”.

Cela fait des années que le terme suscite la polémique et est sans cesse renvoyé à la figure de deux camps distincts. Ceux qui pensent qu’il empêche toute critique de l’Islam comme religion à des fins politiques et ceux qui jugent qu’il permet de nommer et dénoncer la haine contre les musulmans. Pour prendre de la hauteur et en revenir à la sémantique, le linguiste Alain Rey, 91 ans, livre au HuffPost son analyse.

Le spécialiste de la langue française estime que le mot est “vide de sens”. Il déplore que, de part et d’autre, il soit utilisé à des fins “politiques” et aimerait voir le mot “islamophilie” utilisé plus souvent. Conversation.

Le HuffPost: Que signifie le mot islamophobie ?

Alain Rey: C’est toujours très difficile de donner un sens précis à ce genre de mot qui terminent en “phobie”. Ça vient du grec. D’abord, ça s’est employé chez les médecins ou les psychiatres pour désigner une peur maladive du domaine de l’affectif qui l’emporte sur le rationnel. Tous les mots en “phobie” sont à envisager et à discuter parce qu’ils entraînent des réactions politiques ou sociales en fonction du point de vue où on se place. Quant à “Islam”, c’est le nom d’une religion. Donc l’islamophobie devrait être la peur panique et donc la haine d’une religion qu’est l’Islam. Si on en était resté à ça, il n’y aurait pas de discussion, car ça voudrait dire que c’est une haine hostile envers les musulmans.

Pourquoi n’en est-on pas resté là comme vous dites?

Vous avez des “islamophobes” qui sont des défenseurs de la laïcité qui critiqueraient tout aussi bien le judaïsme ou le christianisme et vous avez des “islamophobes” qui sont contre la population maghrébine installée en France. Le mot a dérapé dès le départ et il devient complètement faux. Ce serait la même chose si on parlait de “christianophobie” ou de “judéophobie”.

Est-ce pour cela qu’on a inventé le terme “antisémitisme”?

L’antisémitisme, ça ne va pas vous étonner, c’est un emprunt à l’Allemand “antisemitismus”. C’est une façon détournée d’être hostile non pas à la religion judaïque, mais aux juifs. C’est une façon de déguiser le racisme et de le diriger vers une communauté très précise. Alors que dans le mot “antisémitisme”, on serait contre la culture sémite, c’est à dire aussi contre les Arabes qui ont une langue sémitique.
Le mot "islamophobie" est tout à fait hypocriteAlain Rey, linguiste

En 2015, vous plaidiez pour l’emploi du mot “musulmanophobie”. Le défendez-vous toujours?

J’avais envisagé un “musulmanophobie”. Je l’ai d’ailleurs vu dans une revue qui n’existe plus, Candide, dans le numéro du 22 avril 1926, pour être précis. À l’époque déjà on se préoccupait du fait que si vous êtes hostile aux musulmans ou à des musulmans, ce n’est pas la même chose que d’être hostile à la religion musulmane. Il est normal dans une république laïque de pouvoir critiquer la religion. Si on passe de la critique à la haine et à la réprobation, c’est beaucoup moins bien. C’est du politiquement correct de dire “islamophobie”, car on dit “je suis contre la religion” et pas “contre les musulmans”. C’est tout à fait hypocrite.

Mais “musulmanophobie” serait beaucoup trop général car les antimusulmans en France ne sont pas forcément hostiles à tous les musulmans du monde, comme les Pakistanais par exemple. On n’osera pas parler d’arabophobie non plus, car le mot est trop ambigu et les antimusulmans ne sont pas contre les grands savants arabes comme le médecin Avicenne ou les poètes arabes.
Pourquoi ce mot crispe-t-il?

C’est toujours pareil, il y a des thèmes qui deviennent efficaces pour se faire élire, on s’en saisit, on en trouve des mots et ça devient des mots à peu près vides de sens ou ayant deux sens contradictoires. Il y a eu des anticommunistes de droite et des anticommunistes de gauche.
ensez-vous qu’il faille un autre mot pour remplacer “islamophobie”?

Ce serait bien de trouver un nouveau mot, mais je crains que, quel que soit le mot qu’on trouve, on se trompe. On confond toujours la définition et le mot comme on l’emploie qui est soumis toujours à des passions et non pas à la raison. L’anticommunisme aussi a dérapé aux États-Unis.

Pensez-vous que certains s’abritent derrière la définition pour ne pas défiler dimanche et que d’autres l’utilisent pour décrédibiliser la manifestation?

La confusion est utilisée politiquement de tout côté. Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire! En fait, ce contre quoi on se mobilise, à tort ou à raison, ce n’est pas contre la religion, mais contre la façon dont l’Islam est vécu dans la discussion politique. Le terme est terriblement réducteur et ça dirige d’une manière parfois approximative, inexacte et insuffisante, mais c’est commode. Comme tous les mots utilisés en politique, on ne peut plus les analyser, mais ça devient une arme contre les autres.



Il y aurait un nettoyage non pas ethnique, mais sémantique à faire!Alain Rey, linguiste

Est-ce propre à l’époque où ça a toujours été comme ça?

Ça a toujours été comme ça, mais aujourd’hui ça prend une résonance particulière avec les réseaux sociaux qui sont le réceptacle d’insanités extraordinaires, même s’il y a des choses intéressantes. Elles se répandent dans le monde entier, ça fait une vibration internationale, les mots sont repris dans plusieurs langues. Le mot “islamophobie” a été traduit en anglais par exemple, mais il n’existe pas en arabe parce qu’on a du mal à avoir peur de soi-même.

Il y a un débat sur l’origine du mot “islamophobie”, certains disent qu’ils remontent aux années 1970 avec l’Ayatollah Khomeini, d’autres dans les années 1920...

Non, c’est plus tardif. Dans les années 1930 ou 1940, mais il a pris après la guerre de 40. En Algérie, il y avait les colons islamophiles et les colons islamophobes. On ne parle plus d’islamophilie. Ça veut dire qu’on ne s’occupe que de ce qui est négatif par rapport à l’Islam. C’était lié à l’Histoire, c’est maintenant lié à l’immigration.

Cette manifestation aurait-elle eu plus de succès si elle s’était appelée “pour l’islamophilie”?

Elle n’aurait peut-être pas eu plus de succès, mais appeler cette manifestation “pour l’islamophilie”, ç’aurait été plus décent. Manifester contre une phobie c’est impossible.
Musulmanophobie n’a pas eu de succès car il est un peu trop long"Alain Rey, linguiste


Alors quel est le bon mot?

Il n’y a pas de mot et c’est heureux, il y aurait des gens pour s’en emparer…

Mais ne pas nommer les choses, c’est également dangereux...

Oui...

Prenez homophobie par exemple, le mot est tout à fait admis maintenant...

C’est encore pire au point de vue de l’analyse, car “homo” veut dire “même” donc ça voudrait dire “haine du même” sauf que ce n’est évidemment pas le sens du mot “homophobie”. Dans ce cas, on a utilisé un procédé fréquent en anglais, on coupe les mots. En France, on imite ce procédé comme pour “handisport”, ce n’est pas le sport des mains, mais des handicapés. L’abrègement du mot “homosexuel” a donc donné “homophobie” plutôt que “homosexualitophobie”. Musulmanophobie n’a pas eu de succès, car il est un peu trop long.

On pourrait donc faire “musuphobie”?

On pourrait oui, dans le genre. ..//..

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Rivette » 10 Nov 2019, 22:36

Islamophobie: Le Petit Robert introduit le mot dans son édition 2006. Dans celle de 2014, de même que dans Le Grand Robert dans son édition 201529, il le définit, comme le dictionnaire Larousse, comme l'« hostilité envers l'islam, les musulmans1 ».

Le Petit Robert, c'est Alain Rey, et il accepte le terme Islamophobie. Comme quoi, il ne faut jamais jurer de rien! :lol:
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar testerin » 11 Nov 2019, 10:21

Ce qui me paraît hypocrite c'est de dire qu'on peut critiquer la religion mais pas ses adeptes.

Dans la critique de la religion il y a au minimum le reproche fait aux adeptes de manquer d'esprit critique et sans doute beaucoup plus.

Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.
Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme. (CAMUS)
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Khee Nok » 11 Nov 2019, 10:32

testerin a écrit:Ce qui me paraît hypocrite c'est de dire qu'on peut critiquer la religion mais pas ses adeptes.

Dans la critique de la religion il y a au minimum le reproche fait aux adeptes de manquer d'esprit critique et sans doute beaucoup plus.

Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar testerin » 11 Nov 2019, 10:47

Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:Ce qui me paraît hypocrite c'est de dire qu'on peut critiquer la religion mais pas ses adeptes.

Dans la critique de la religion il y a au minimum le reproche fait aux adeptes de manquer d'esprit critique et sans doute beaucoup plus.

Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


Avec cette formulation je dirai que la position acquise en France par l'islam lui permet désormais de refuser toute critique.
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar gratouille » 11 Nov 2019, 10:54

Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:Ce qui me paraît hypocrite c'est de dire qu'on peut critiquer la religion mais pas ses adeptes.

Dans la critique de la religion il y a au minimum le reproche fait aux adeptes de manquer d'esprit critique et sans doute beaucoup plus.

Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


wwwwwwwwwwwwwwwwwwww
POSSIBLEMENT , PRECISEMENT , IL Y A UN MOT , CELA S'APPELLE L'HISTOIRE : L'HISTOIRE DE CE PAYS C'EST L'HISTOIRE DE LA LAÏCISATION
UNE CONCEPTION CONSUMÉRISTE DE LA SOCIÉTÉ N'ADMET PAS L'HISTOIRE D'UN PAYS DANS LEQUEL ON VIT

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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Khee Nok » 11 Nov 2019, 11:27

testerin a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:Ce qui me paraît hypocrite c'est de dire qu'on peut critiquer la religion mais pas ses adeptes.

Dans la critique de la religion il y a au minimum le reproche fait aux adeptes de manquer d'esprit critique et sans doute beaucoup plus.

Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


Avec cette formulation je dirai que la position acquise en France par l'islam lui permet désormais de refuser toute critique.


Vous l'avez dit vous-même: il n'est pas facile de dissocier critique de la religion et critique du croyant, surtout du point de vue de celui qui l'entend.

C'est doublement voire triplement vrai en ce qui concerne la religion parce que le croyant s'identifie souvent a sa religion (ce qu'on retrouve aussi avec la.politique, l'orientation sexuelle etc), mais aussi parce que les religions se prétendent souvent révélées (aussi critiquer la religion c'est offenser Dieu) et enfin parce qu'elles incluent souvent dans leurs dogmes un rejet de ceux qui pensent autrement.
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Rivette » 11 Nov 2019, 13:08

" un rejet de ceux qui pensent autrement"

Jésus disait qu'ils étaient des chiens et des porcs (Matt.).
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar testerin » 11 Nov 2019, 15:06

gratouille a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:Ce qui me paraît hypocrite c'est de dire qu'on peut critiquer la religion mais pas ses adeptes.

Dans la critique de la religion il y a au minimum le reproche fait aux adeptes de manquer d'esprit critique et sans doute beaucoup plus.

Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


wwwwwwwwwwwwwwwwwwww
POSSIBLEMENT , PRECISEMENT , IL Y A UN MOT , CELA S'APPELLE L'HISTOIRE : L'HISTOIRE DE CE PAYS C'EST L'HISTOIRE DE LA LAÏCISATION
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G(gratouille as)


D'accord avec la première proposition mais j'ai bien peur que nous soyons en train de repartir en sens inverse dans la vois de la dé-laïcisation.

Quand à la seconde elle rejoint l'impression que l'octroi de la nationalité française s'apparente aujourd'hui à la délivrance d'une carte de fidélité dans une grande surface. Mais ce n'est pas que ça car une fois les besoins matériels assouvis les préoccupations religieuses -pour ne pas dire les prétentions - reprennent le dessus
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Samantha » 11 Nov 2019, 21:22

Rivette a écrit:L'islamophobie est la crainte déraisonnable de tout ce qui appartient au monde musulman, religion, culture, société, individus.
Terme hypocrite? Peut-être pas le terme mais la crainte.


Vous avez au moins l'intelligence d'appeler cela "crainte", et non pas "haine" comme "pensent" sans penser les idiots utiles.

Je suis cosmopolite et aime tout le monde. Le problème, c'est une idéologie, et partant une culture incompatible avec toute autre. Voilà l'unique problème. Partout, elle veut se mettre à la place, et dominer et faire taire sa critique. En d'autres pays, on y tue dans ce but.
Voilà tout. S'ils étaient en leur désert, pourquoi voulez-vous qu'ils gênent qui que ce soit en quoi que ce soit ?

Si l'on m'importait 15 millions de Nippons ou de bouddhistes d'Inde en France, je dirais "bienvenue" ! C'est dire que je ne suis point raciste ni ethniciste. D'ailleurs comment nous autres pourrions-nous jamais l'être ?

Donc bienvenue à tous les étrangers en ce pays à condition qu'ils s'y tiennent tranquilles, n'empoisonnent pas la vie sociae et se soumettent à la République française et au mode de vie que nous avons en France. Voilà, que vous en semble ?
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Rivette » 11 Nov 2019, 21:57

Samantha a écrit:
Rivette a écrit:L'islamophobie est la crainte déraisonnable de tout ce qui appartient au monde musulman, religion, culture, société, individus.
Terme hypocrite? Peut-être pas le terme mais la crainte.


Vous avez au moins l'intelligence d'appeler cela "crainte", et non pas "haine" comme "pensent" sans penser les idiots utiles.

Je suis cosmopolite et aime tout le monde. Le problème, c'est une idéologie, et partant une culture incompatible avec toute autre. Voilà l'unique problème. Partout, elle veut se mettre à la place, et dominer et faire taire sa critique. En d'autres pays, on y tue dans ce but.
Voilà tout. S'ils étaient en leur désert, pourquoi voulez-vous qu'ils gênent qui que ce soit en quoi que ce soit ?

Si l'on m'importait 15 millions de Nippons ou de bouddhistes d'Inde en France, je dirais "bienvenue" ! C'est dire que je ne suis point raciste ni ethniciste. D'ailleurs comment nous autres pourrions-nous jamais l'être ?

Donc bienvenue à tous les étrangers en ce pays à condition qu'ils s'y tiennent tranquilles, n'empoisonnent pas la vie sociae et se soumettent à la République française et au mode de vie que nous avons en France. Voilà, que vous en semble ?


Je suis d'accord pour une fois qui n'est pas coutume. Mais n'utilisez pas des mots comme "se soumettre". Les étrangers qui vivent en France n'ont pas à se soumettre mais à suivre les lois du pays comme le font tous les Français raisonnables.
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les tueurs du Vatican

Messagepar rogor » 12 Nov 2019, 08:20

testerin a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:
Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


Avec cette formulation je dirai que la position acquise en France par l'islam lui permet désormais de refuser toute critique.



Soyons plus précis. Que l'"islam accepte la critique" ou non, à la limite on s'en fiche.

Le petit gros problème, c'est que quiconque critique l'islam en France va, assez légitimement, redouter, tout simplement, de se faire… tuer.

C'est sans doute là juste une "phobie" - car objectivement il risque juste de se faire insulter et menacer sur internet, éventuellement intimider physiquement, et aussi de perdre son boulot - mais, bon, y a quand même une petite chance de se retrouver avec une fatwa mondiale ou locale sur sa tête. C'est une vraie prise de risque.

Si, jadis, quand on dénonçait dans la presse radicale, les curés louches et le "complot jésuite", etc, on avait envisagé même la petite possibilité qu'un moine éperdu, ou qu'un assassin secret du Vatican, allait éventuellement venir vous tirer dessus, vous empoisonner, ou couper la tête, l'anti-cléricalisme aurait été un peu plus timoré.

D'autant que la "gauche" aurait défilé pour dénoncer la cathophobie et défendre le bien fondé de l'utramontanisme pro-papal, aux côtés des évèques intégristes et des anti-avortements (de l'époque), et au son consensuel des "Ave Maria".
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Messagepar candidus » 12 Nov 2019, 08:55

la peur n'est pas une opinion mais une raison
les claustrophobes préfèrent la lumière aux murs gauchiss' des prisons
car j'ai vu trop souvent la pitié s'égarer
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Samantha » 12 Nov 2019, 09:22

testerin a écrit:
gratouille a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:Ce qui me paraît hypocrite c'est de dire qu'on peut critiquer la religion mais pas ses adeptes.

Dans la critique de la religion il y a au minimum le reproche fait aux adeptes de manquer d'esprit critique et sans doute beaucoup plus.

Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


wwwwwwwwwwwwwwwwwwww
POSSIBLEMENT , PRECISEMENT , IL Y A UN MOT , CELA S'APPELLE L'HISTOIRE : L'HISTOIRE DE CE PAYS C'EST L'HISTOIRE DE LA LAÏCISATION
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D'accord avec la première proposition mais j'ai bien peur que nous soyons en train de repartir en sens inverse dans la vois de la dé-laïcisation.



A cause de QUOI ?... De QUI ?... :roll:
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Samantha » 12 Nov 2019, 09:30

Rivette a écrit:
Samantha a écrit:
Rivette a écrit:L'islamophobie est la crainte déraisonnable de tout ce qui appartient au monde musulman, religion, culture, société, individus.
Terme hypocrite? Peut-être pas le terme mais la crainte.


Vous avez au moins l'intelligence d'appeler cela "crainte", et non pas "haine" comme "pensent" sans penser les idiots utiles.

Je suis cosmopolite et aime tout le monde. Le problème, c'est une idéologie, et partant une culture incompatible avec toute autre. Voilà l'unique problème. Partout, elle veut se mettre à la place, et dominer et faire taire sa critique. En d'autres pays, on y tue dans ce but.
Voilà tout. S'ils étaient en leur désert, pourquoi voulez-vous qu'ils gênent qui que ce soit en quoi que ce soit ?

Si l'on m'importait 15 millions de Nippons ou de bouddhistes d'Inde en France, je dirais "bienvenue" ! C'est dire que je ne suis point raciste ni ethniciste. D'ailleurs comment nous autres pourrions-nous jamais l'être ?

Donc bienvenue à tous les étrangers en ce pays à condition qu'ils s'y tiennent tranquilles, n'empoisonnent pas la vie sociae et se soumettent à la République française et au mode de vie que nous avons en France. Voilà, que vous en semble ?


Je suis d'accord pour une fois qui n'est pas coutume. Mais n'utilisez pas des mots comme "se soumettre". Les étrangers qui vivent en France n'ont pas à se soumettre mais à suivre les lois du pays comme le font tous les Français raisonnables.


Et pourtant si. Les Arméniens, les Chinois, les Cambodgiens, les Vietnamiens en France se sont bien soumis, sans qu'il y ait quoi que ce soit de contrainte ou d'humiliation là-dedans, à la vie sociale et républicaine à la française.

Quand je dis "soumettre", j'entends "respecter". Ce, par la moindre des politesses à l'égard du pays hôte si accueillant pour eux. A cet égard, le moins que l'on puisse dire et constater de fait, c'est que l'islam et ses adeptes sont foncièrement impolis.
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Re: les tueurs du Vatican

Messagepar Samantha » 12 Nov 2019, 10:12

rogor a écrit:
testerin a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:
Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


Avec cette formulation je dirai que la position acquise en France par l'islam lui permet désormais de refuser toute critique.



Soyons plus précis. Que l'"islam accepte la critique" ou non, à la limite on s'en fiche.

Le petit gros problème, c'est que quiconque critique l'islam en France va, assez légitimement, redouter, tout simplement, de se faire… tuer.

C'est sans doute là juste une "phobie" - car objectivement il risque juste de se faire insulter et menacer sur internet, éventuellement intimider physiquement, et aussi de perdre son boulot - mais, bon, y a quand même une petite chance de se retrouver avec une fatwa mondiale ou locale sur sa tête. C'est une vraie prise de risque.



"C'est sans doute là juste une "phobie"."

Mais parfaitement. Vous pouvez même faire l'économie de "sans doute". Vous démontrez bien que c'est avant tout une PEUR, une PHOBIE, une CRAINTE. Par suite de quoi, il est d'un réflexe naturellement humain de vouloir fuir ce qui vous fait peur et qui, de plus, vous est une menace.

Voilà pourquoi ce quidam Alain Rey, à son âge, fait là une faute criminelle de lexicographie, en ne définissant cela que comme une "hostilité". Je dirais que c'est d'une ignorance crasse, même basse du front, de la psychologie la plus simple, à savoir : l'être humain n'a jamais aimé et n'aimera jamais ce qui lui fait peur.
Voilà pourquoi notre ami Candidus a parfaitement mis ici le doigt sur ce qu'est Alain Rey en fait : un imposteur. L'on pourrait ajouter : un démagogue irresponsable.

Voulez-vous savoir ce qu'il y a derrière l'imposture démagogique et l'incroyable impudence de ce mot, forgé juste à l'usage des Occidentaux ? Ecoutez ou réécoutez cette courte vidéo d'un ex-islamique, qui s'y connaît parfaitement en la matière, découverte sur le "youtube" et que j'ai déjà postée. C'est sous-titré en français en gros caractère.

https://www.youtube.com/watch?v=V4fA9TOISAo
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Un peu de finese dans ce monde de luttes

Messagepar Khee Nok » 12 Nov 2019, 12:08

rogor a écrit:
testerin a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:
Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


Avec cette formulation je dirai que la position acquise en France par l'islam lui permet désormais de refuser toute critique.


Soyons plus précis. Que l'"islam accepte la critique" ou non, à la limite on s'en fiche.


C'est bien sur un raccourci puisque l'Islam, une idee, ne saurait accepter, refuser, vouloir etc.

Une religion ne vit et n'agit que par le biais de ses fidèles, de son clergé etc.


Le petit gros problème, c'est que quiconque critique l'islam en France va, assez légitimement, redouter, tout simplement, de se faire… tuer.

C'est sans doute là juste une "phobie" - car objectivement il risque juste de se faire insulter et menacer sur internet, éventuellement intimider physiquement, et aussi de perdre son boulot - mais, bon, y a quand même une petite chance de se retrouver avec une fatwa mondiale ou locale sur sa tête. C'est une vraie prise de risque.


Tout a fait: regardez la lourde chape de silence qui pese sur le forum dès que l'on aborde ce sujet.




Si, jadis, quand on dénonçait dans la presse radicale, les curés louches et le "complot jésuite", etc, on avait envisagé même la petite possibilité qu'un moine éperdu, ou qu'un assassin secret du Vatican, allait éventuellement venir vous tirer dessus, vous empoisonner, ou couper la tête, l'anti-cléricalisme aurait été un peu plus timoré.


Ou au contraire plus virulent, allez savoir...

Apres tout, il y a bien eu une periode ou s'opposer ouvertement a la religion dominante representait un vrai risque... et ca n'a pas empeche que cette periode ne prenne fin.

D'autant que la "gauche" aurait défilé pour dénoncer la cathophobie et défendre le bien fondé de l'utramontanisme pro-papal, aux côtés des évèques intégristes et des anti-avortements (de l'époque), et au son consensuel des "Ave Maria".


C'est la quíl y a un vrai paradoxe.

Mais inversement force est de reconnaitre qu'il existe en France un certain degré de racisme visant les musulmans/arabes (tous mis dans un meme sac) et que ce racisme doit aussi, légitimement, être combattu.

Et ces pour cela que la situation mériterait un peu plus de finesse que ce qu'on a vu ces derniers temps.

Par exemple, qu'un certain nombre de cretins aient arboré des étoiles jaunes ou fait huer des noms est cetes déplorable, mais ne permet pas d'exclure que pas mal de manifestants n'aient eu pour leur part d'autres revendications que celle de pouvoir pratiquer leur religion tranquillement, y compris de manière visible dans certains cas, sans etre assimilés à des terroristes ou des proto-fascistes.
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Rivette » 12 Nov 2019, 12:14

C'est très intéressant.
Je pense, toutefois, que l'on fait beaucoup trop d'histoires avec l'Islam dans les pays occidentaux. L'Islam n'a, en fait, aucune force de par le monde.Il n'existe que dans des pays sans puissance internationale. L'Iran? l'Arabie saoudite? le Maroc?la Tunisie? l'Egypte? etc. Le terrorisme islamique fait des victimes mais beaucoup moins que la grippe. Il est, d'ailleurs, en voie d'extinction, ses chefs sont éliminés . En France, comme d'habitude, on dramatise une situation qui n'a aucune raison de l'être. Les actes terroristes doivent être sévèrement punis. Dans quelques années, on ne parlera plus du foulard, de l'Islam, de l'islamophobie. Les Mohammed deviendront des Christians, etc. La France en a bien vu d'autres. Et d'ailleurs, tout finira par des chansons.... :lol:
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Re: Un peu de finese dans ce monde de luttes

Messagepar Samantha » 12 Nov 2019, 13:34

Khee Nok a écrit:Ou au contraire plus virulent, allez savoir...
Apres tout, il y a bien eu une periode ou s'opposer ouvertement a la religion dominante representait un vrai risque... et ca n'a pas empeche que cette periode ne prenne fin.


Je subodore que ça ne prendra pas fin dans le cas de l'islam. Prenez le cas du Maroc, pays musulman "modéré". Voyez ce qu'en révèle le Marocain ex-musulman dans la vidéo plus haut. Il témoigne que c'est l'enfer pour ceux qui osent y quitter cette idéologie.

Quand une idéologie menace de mort ceux qui veulent en sortir, c'est la preuve qu'il s'agit d'une secte.
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les tueurs de la langue

Messagepar candidus » 12 Nov 2019, 14:16

Samantha a écrit:
rogor a écrit:
testerin a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:
Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


Avec cette formulation je dirai que la position acquise en France par l'islam lui permet désormais de refuser toute critique.



Soyons plus précis. Que l'"islam accepte la critique" ou non, à la limite on s'en fiche.

Le petit gros problème, c'est que quiconque critique l'islam en France va, assez légitimement, redouter, tout simplement, de se faire… tuer.

C'est sans doute là juste une "phobie" - car objectivement il risque juste de se faire insulter et menacer sur internet, éventuellement intimider physiquement, et aussi de perdre son boulot - mais, bon, y a quand même une petite chance de se retrouver avec une fatwa mondiale ou locale sur sa tête. C'est une vraie prise de risque.



"C'est sans doute là juste une "phobie"."

Mais parfaitement. Vous pouvez même faire l'économie de "sans doute". Vous démontrez bien que c'est avant tout une PEUR, une PHOBIE, une CRAINTE. Par suite de quoi, il est d'un réflexe naturellement humain de vouloir fuir ce qui vous fait peur et qui, de plus, vous est une menace.

Voilà pourquoi ce quidam Alain Rey, à son âge, fait là une faute criminelle de lexicographie, en ne définissant cela que comme une "hostilité". Je dirais que c'est d'une ignorance crasse, même basse du front, de la psychologie la plus simple, à savoir : l'être humain n'a jamais aimé et n'aimera jamais ce qui lui fait peur.
Voilà pourquoi notre ami Candidus a parfaitement mis ici le doigt sur ce qu'est Alain Rey en fait : un imposteur. L'on pourrait ajouter : un démagogue irresponsable.

Voulez-vous savoir ce qu'il y a derrière l'imposture démagogique et l'incroyable impudence de ce mot, forgé juste à l'usage des Occidentaux ? Ecoutez ou réécoutez cette courte vidéo d'un ex-islamique, qui s'y connaît parfaitement en la matière, découverte sur le "youtube" et que j'ai déjà postée. C'est sous-titré en français en gros caractère.

https://www.youtube.com/watch?v=V4fA9TOISAo


il n'est pas impossible que Rey ait une certaine intelligence et qu'il l'ait mise au service des forces du mal que suivent servilement les acteurs de l'agit-prop gauchiss'
il est clair qu'il utilise une position d'influenceur acquise on ne sait trop comment et qui lui permet de créer les mots qui lui conviennent sans avoir à se référer à l'usage, au mépris de la déontologie de tout lexicographe qui se respecte

son "islamophobie" est son mensonge et lui sert de vecteur à sa pollution des esprits
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Re: les tueurs de la langue

Messagepar Samantha » 12 Nov 2019, 14:52

candidus a écrit:
Samantha a écrit:
rogor a écrit:
testerin a écrit:
Khee Nok a écrit:
testerin a écrit:
Les religions anciennement implantées en France ont accepté cette critique, caractéristique de l'esprit français et ont fait le dos rond même si ça ne leur plaisait pas (il suffit de penser aux saillies d'Hara-Kiri )

La nouveauté c'est que l'islam, par l'intermédiaire des musulmans, n'accepte pas la critique.


La seule religion significative et anciennement implantée en France est le christianisme, notamment catholique.

Il n'a jamais accepté la critique, en tout cas tant qu'il a été en position de la refuser.


Avec cette formulation je dirai que la position acquise en France par l'islam lui permet désormais de refuser toute critique.



Soyons plus précis. Que l'"islam accepte la critique" ou non, à la limite on s'en fiche.

Le petit gros problème, c'est que quiconque critique l'islam en France va, assez légitimement, redouter, tout simplement, de se faire… tuer.

C'est sans doute là juste une "phobie" - car objectivement il risque juste de se faire insulter et menacer sur internet, éventuellement intimider physiquement, et aussi de perdre son boulot - mais, bon, y a quand même une petite chance de se retrouver avec une fatwa mondiale ou locale sur sa tête. C'est une vraie prise de risque.



"C'est sans doute là juste une "phobie"."

Mais parfaitement. Vous pouvez même faire l'économie de "sans doute". Vous démontrez bien que c'est avant tout une PEUR, une PHOBIE, une CRAINTE. Par suite de quoi, il est d'un réflexe naturellement humain de vouloir fuir ce qui vous fait peur et qui, de plus, vous est une menace.

Voilà pourquoi ce quidam Alain Rey, à son âge, fait là une faute criminelle de lexicographie, en ne définissant cela que comme une "hostilité". Je dirais que c'est d'une ignorance crasse, même basse du front, de la psychologie la plus simple, à savoir : l'être humain n'a jamais aimé et n'aimera jamais ce qui lui fait peur.
Voilà pourquoi notre ami Candidus a parfaitement mis ici le doigt sur ce qu'est Alain Rey en fait : un imposteur. L'on pourrait ajouter : un démagogue irresponsable.

Voulez-vous savoir ce qu'il y a derrière l'imposture démagogique et l'incroyable impudence de ce mot, forgé juste à l'usage des Occidentaux ? Ecoutez ou réécoutez cette courte vidéo d'un ex-islamique, qui s'y connaît parfaitement en la matière, découverte sur le "youtube" et que j'ai déjà postée. C'est sous-titré en français en gros caractère.

https://www.youtube.com/watch?v=V4fA9TOISAo


il n'est pas impossible que Rey ait une certaine intelligence et qu'il l'ait mise au service des forces du mal que suivent servilement les acteurs de l'agit-prop gauchiss'
il est clair qu'il utilise une position d'influenceur acquise on ne sait trop comment et qui lui permet de créer les mots qui lui conviennent sans avoir à se référer à l'usage, au mépris de la déontologie de tout lexicographe qui se respecte

son "islamophobie" est son mensonge et lui sert de vecteur à sa pollution des esprits



Un pollueur, comme vous dites, des esprits qui ne sont pas sur leur garde, qui n'en peuvent mais, et qui, n'étant pas vaccinés et immunisés à cet égard, goberont cette fraude lexicographique et en culpabiliseront. Quel abus !
Vu sa définition, ce Rey signe qu'il est un gauchiss'. Il faut être gauchiss' pour clouer au pilori la masse des honnêtes gens seulement parce qu'ils ont légitimement peur, d'une chose qui a déjà fourni de par le monde mille preuves d'actions effrayantes.

Vous avez peur, et des gens sans coeur viennent vous en ostraciser. Un comble ! Cette société marche sur la tête.
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar testerin » 12 Nov 2019, 15:51

En tout cas le détournement de sens n'est pas nouveau. C'est exactement la même chose pour "xénophobie" que Petit Robert définit comme "hostilité à tout ce qui est étranger".
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turpitudes

Messagepar candidus » 12 Nov 2019, 15:59

testerin a écrit:En tout cas le détournement de sens n'est pas nouveau. C'est exactement la même chose pour "xénophobie" que Petit Robert définit comme "hostilité à tout ce qui est étranger".


on se consolera de ces sottises en observant que la xénophilie serait bien pire, sur le modèle de la pédophilie

finalement plaignons Alain Rey, ce pape du confusionnisme
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Samantha » 12 Nov 2019, 17:48

testerin a écrit:En tout cas le détournement de sens n'est pas nouveau. C'est exactement la même chose pour "xénophobie" que Petit Robert définit comme "hostilité à tout ce qui est étranger".


Remarquez, là cela pourrait peut-être se discuter.

Car ne pas aimer un étranger juste parce qu'il est étranger, je trouve cela très méchant, même inhumain. C'est cela, je crois, être raciste. Car cet étranger peut être le plus brave homme au monde. Par contre, avec la forgerie "islamophobie", la tromperie et la mauvaise foi de la définition lexicographique sont énormes. Car l'on a bien affaire à une idéologie qui ne cesse de donner des preuves matérielles effrayantes de sa négativité. ET que de plus en plus de gens au monde en aient peur est raisonnable et compréhensible.

Dans le cas de la xénophobie, les lexicographes auraient dû trouver un suffixe autre que "phobie", car il s'agit en l'occurrence d'une détestation, voire d'une haine, méchante et en principe injustifiable.
Quel est donc le mot "haine" en grec ? Pour "xénophobie", on aurait dû utiliser ce mot-là précisément comme suffixe, et non "phobie".
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Khee Nok » 12 Nov 2019, 17:57

Samantha a écrit:
testerin a écrit:En tout cas le détournement de sens n'est pas nouveau. C'est exactement la même chose pour "xénophobie" que Petit Robert définit comme "hostilité à tout ce qui est étranger".


Remarquez, là cela pourrait peut-être se discuter.

Car ne pas aimer un étranger juste parce qu'il est étranger, je trouve cela très méchant, même inhumain. C'est cela, je crois, être raciste. Car cet étranger peut être le plus brave homme au monde. Par contre, avec la forgerie "islamophobie", la tromperie et la mauvaise foi de la définition lexicographique sont énormes. Car l'on a bien affaire à une idéologie qui ne cesse de donner des preuves matérielles effrayantes de sa négativité. ET que de plus en plus de gens au monde en aient peur est raisonnable et compréhensible.

Dans le cas de la xénophobie, les lexicographes auraient dû trouver un suffixe autre que "phobie", car il s'agit en l'occurrence d'une détestation, voire d'une haine, méchante et en principe injustifiable.
Quel est donc le mot "haine" en grec ? Pour "xénophobie", on aurait dû utiliser ce mot-là précisément comme suffixe, et non "phobie".


μῖσος / mîsos (cf misanthrope)

Pas facile de construire ca avec islamisme: misislamisme ?
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar testerin » 12 Nov 2019, 18:05

Samantha a écrit:
testerin a écrit:En tout cas le détournement de sens n'est pas nouveau. C'est exactement la même chose pour "xénophobie" que Petit Robert définit comme "hostilité à tout ce qui est étranger".


Remarquez, là cela pourrait peut-être se discuter.

Car ne pas aimer un étranger juste parce qu'il est étranger, je trouve cela très méchant, même inhumain. C'est cela, je crois, être raciste. Car cet étranger peut être le plus brave homme au monde. Par contre, avec la forgerie "islamophobie", la tromperie et la mauvaise foi de la définition lexicographique sont énormes. Car l'on a bien affaire à une idéologie qui ne cesse de donner des preuves matérielles effrayantes de sa négativité. ET que de plus en plus de gens au monde en aient peur est raisonnable et compréhensible.

Dans le cas de la xénophobie, les lexicographes auraient dû trouver un suffixe autre que "phobie", car il s'agit en l'occurrence d'une détestation, voire d'une haine, méchante et en principe injustifiable.
Quel est donc le mot "haine" en grec ? Pour "xénophobie", on aurait dû utiliser ce mot-là précisément comme suffixe, et non "phobie".


Le parallélisme entre les deux mots est total. Or vous leur appliquez un raisonnement inverse ! Et n'oubliez pas que le point de départ n'est pas le manque d'amour mais la crainte.

Sinon le grec fournit le bien connu "miso" ou encore "echtra" mais il faudrait renverser l'ordre des facteurs xénophobie vs misoxénie

(pas vu la contrib de KN)
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Messagepar candidus » 12 Nov 2019, 18:16

justement parlons-en de la misogynie
c'est forcément la génétique humaine qui préside à l'exogamie bien rodée de nos sociétés policées

un observateur forcément mal luné pourrait observer que si la doxa contemporaine va vers de plus en plus de xénophilie, c'est que le Féminin de consentante tend à y devenir prépondérant au détriment d'un Masculin de chasseur plus classique
car j'ai vu trop souvent la pitié s'égarer
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Rivette » 12 Nov 2019, 21:56

Rien à voir avec l'islamophobie, l'antislamie, l'islamerde, l'islamierdia, l'islamshit, l'islamdreke, l'islampababacool, etc.
Candidus, vous devriez savoir qu'Alain Rey a joué un grand rõle dans la réédition de votre dico favori, le Littré.
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Samantha » 13 Nov 2019, 09:53

Khee Nok a écrit:
Samantha a écrit:
testerin a écrit:En tout cas le détournement de sens n'est pas nouveau. C'est exactement la même chose pour "xénophobie" que Petit Robert définit comme "hostilité à tout ce qui est étranger".


Remarquez, là cela pourrait peut-être se discuter.

Car ne pas aimer un étranger juste parce qu'il est étranger, je trouve cela très méchant, même inhumain. C'est cela, je crois, être raciste. Car cet étranger peut être le plus brave homme au monde. Par contre, avec la forgerie "islamophobie", la tromperie et la mauvaise foi de la définition lexicographique sont énormes. Car l'on a bien affaire à une idéologie qui ne cesse de donner des preuves matérielles effrayantes de sa négativité. ET que de plus en plus de gens au monde en aient peur est raisonnable et compréhensible.

Dans le cas de la xénophobie, les lexicographes auraient dû trouver un suffixe autre que "phobie", car il s'agit en l'occurrence d'une détestation, voire d'une haine, méchante et en principe injustifiable.
Quel est donc le mot "haine" en grec ? Pour "xénophobie", on aurait dû utiliser ce mot-là précisément comme suffixe, et non "phobie".


μῖσος / mîsos (cf misanthrope)

Pas facile de construire ca avec islamisme: misislamisme ?


Eh bien voilà, c'est "misos". C'était aux lexicographes de ne pas s'y emmêler les pinceaux, et de bien distinguer et disribuer à bon escient "phobos" ou "mysos".

Au fond, je ne serais point contre le terme "islamophobie", mais à condition expresse que le lexicographe, honnête, définisse cela dans les dictionnaires en tant qu'essentiellement une PEUR.

"Xénophobie" est une énorme erreur lexicographique. Car le xénophobe, lui, n'a aucune PEUR de l'étranger, mais est sujet à des montées d'adrénaline contre lui. Les montées d'adrénaline, c'est la colère et l'attaque, aucunement la peur qui pousse à fuir. "Phobie" ici est une aberration.
Il fallait créer "Misoxène". Ç'aurait pu devenir un terme tout aussi parlant.
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Re: ALAIN REY TROUVE LE TERME HYPOCRITE

Messagepar Samantha » 13 Nov 2019, 10:01

testerin a écrit:
Samantha a écrit:
testerin a écrit:En tout cas le détournement de sens n'est pas nouveau. C'est exactement la même chose pour "xénophobie" que Petit Robert définit comme "hostilité à tout ce qui est étranger".


Remarquez, là cela pourrait peut-être se discuter.

Car ne pas aimer un étranger juste parce qu'il est étranger, je trouve cela très méchant, même inhumain. C'est cela, je crois, être raciste. Car cet étranger peut être le plus brave homme au monde. Par contre, avec la forgerie "islamophobie", la tromperie et la mauvaise foi de la définition lexicographique sont énormes. Car l'on a bien affaire à une idéologie qui ne cesse de donner des preuves matérielles effrayantes de sa négativité. ET que de plus en plus de gens au monde en aient peur est raisonnable et compréhensible.

Dans le cas de la xénophobie, les lexicographes auraient dû trouver un suffixe autre que "phobie", car il s'agit en l'occurrence d'une détestation, voire d'une haine, méchante et en principe injustifiable.
Quel est donc le mot "haine" en grec ? Pour "xénophobie", on aurait dû utiliser ce mot-là précisément comme suffixe, et non "phobie".


Le parallélisme entre les deux mots est total. Or vous leur appliquez un raisonnement inverse ! Et n'oubliez pas que le point de départ n'est pas le manque d'amour mais la crainte.

Sinon le grec fournit le bien connu "miso" ou encore "echtra" mais il faudrait renverser l'ordre des facteurs xénophobie vs misoxénie

(pas vu la contrib de KN)



Eh bien, il aurait fallu rester à ce point de départ de "PEUR". Et ce bélître d'Alain Rey eût dû en rester à cette "peur" dans sa définition démagogique.

Cependant, je maintiens mon opposition à "xénophobie" en tant que haine. Puisque c'est une haine et une détéstation, il ne fallait pas y mêler "PHOBIE". Oui, parfaitement : "misoxénie". Et "misoxène", comme je dis dans mon post à Mr KN.
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Un peu de biologie

Messagepar Khee Nok » 13 Nov 2019, 10:17

Samantha a écrit: le xénophobe, lui, n'a aucune PEUR de l'étranger, mais est sujet à des montées d'adrénaline contre lui. Les montées d'adrénaline, c'est la colère et l'attaque, aucunement la peur qui pousse à fuir.


L'adrénaline est la principale hormone associée à la peur...

https://www.persee.fr/doc/comm_0588-801 ... _57_1_1864
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Re: L'HYPOCRITE ALAIN REY

Messagepar Samantha » 13 Nov 2019, 10:17

Rivette a écrit:Candidus, vous devriez savoir qu'Alain Rey a joué un grand rõle dans la réédition de votre dico favori, le Littré.


Eh bien, il aurait dû rester ce sous-fifre au Littré, sans jouer les mercenaires et aller pontifier, fifre en chef, chez le Robert.

Car qu'est-il, à la fin, cet Alain Rey, qui n'est ni Littré, ni P. Larousse ni Robert ? Un opportuniste, souvent démagogue, de la lexicographie. On le constate encore dans sa dernière bévue lexicographique, "islamophobie". Alors qu'il était si aisé de suivre honnêtement le sens OBVIE du mot "phobie".

J'ai un sixième sens pour flairer et débusquer le gauchiss' à des années-lumière.
Dernière édition par Samantha le 13 Nov 2019, 10:57, édité 2 fois.
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Re: Un peu de biologie/lexicographie

Messagepar Samantha » 13 Nov 2019, 10:52

Khee Nok a écrit:
Samantha a écrit: le xénophobe, lui, n'a aucune PEUR de l'étranger, mais est sujet à des montées d'adrénaline contre lui. Les montées d'adrénaline, c'est la colère et l'attaque, aucunement la peur qui pousse à fuir.


L'adrénaline est la principale hormone associée à la peur...

https://www.persee.fr/doc/comm_0588-801 ... _57_1_1864



Chimiquement, chimiquement seulement. La biochimie est chose complexe. Mais dans le sens commun et ordinaire, on parle de "poussées d'adrénaline" surtout chez quelqu'un en proie à la colère, qui attaque.

Sinon, bien sûr : quand un tête-en-l'air aperçoit soudain un train qui fonce sur lui alors qu'il traverse distraitement un passage à niveau, et qu'il se rejette immédiatement en arrière pour sauver sa vie, il a une poussée d'adrénaline qui l'alerte et le pousse à ce réflexe. Mais ça c'est la biochimie, ce n'est point le sens courant de l'adrénaline qui monte, synonyme de colère et d'agressivité haineuse, comme en cas de xéno"phobie".

Tenez, par exemple, les terroristes islamiques. Allez-vous me dire qu'ils sont en pleine franco"phobie" (= peureuse) quand ils tuent et découpent sadiquement au couteau au Bataclan ? :roll: Non. Ils sont en pleine "misofrance" si l'on peut dire, quant à leur ressenti. Leur adrénaline n'était absolument pas de peur. C'était une adrénaline de colère et de haine. La xéno"phobie" est participe de cette adrénaline-là. C'est pourquoi les lexicographes auraient sans doute mieux fait d'adopter les termes de "misoxénie" et de "misoxène", plus conformes au ressenti humain dans ce cas. Et tout le monde, depuis, s'y serait habitué.
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